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L’IRM est une technique d’imagerie très utile dans le diagnostic précoce de la spondylarthrite ankylosante (SA). Le Pr Frédéric Banal, chef du service de rhumatologie à l’hôpital Bégin (Saint Mandé, 94), répond à vos questions sur ce sujet.

L’IRM qu’est-ce que c’est ?

L’Imagerie par Résonance Magnétique, ou « IRM », est un examen utilisant un aimant qui émet des ondes électromagnétiques. Soumis à ces ondes, les atomes d’hydrogène qui composent les tissus de votre organisme vont se mettre à vibrer. Ils émettent alors des signaux, captés par une antenne spécifique et retranscrits en images sur un écran d’ordinateur.

L’IRM permet de très bien évaluer les « parties molles » (nerfs, tendons, ligaments, cartilages) mais aussi les structures osseuses.
Passer une IRM n’est pas douloureux et l’examen n’est pas irradiant, car ce ne sont pas des rayons X qui sont utilisés.

Comment se passe une IRM ?

Un examen d’IRM dure entre 15 et 30 minutes en moyenne, selon la zone concernée. Il se déroule dans une salle dédiée qui reste fermée pendant toute la durée de l’examen. Vous allez tout d’abord vous allonger sur la table de l’appareil d’IRM et cette table va ensuite glisser dans un petit tunnel. L’intérieur de l’appareil est bien éclairé et un ventilateur brasse l’air. Cependant, vous pouvez être très proche des parois de l’appareil, ce qui peut entraîner un stress chez certaines personnes. Il existe d’ailleurs des IRM dites « ouvertes » pour les personnes qui souffrent de claustrophobie.

L’examen est assez bruyant, la machine émet un son régulier et répétitif.
Le manipulateur en électroradiologie présent pourra vous fournir un casque diffusant de la musique et vous permettant de rester en contact avec lui.

Dans certains cas, le radiologue pourra avoir besoin de vous injecter un produit de contraste. Celui-ci opacifie certains éléments du corps pour les rendre davantage visibles sur les images enregistrées pendant l’examen.

Dans tous les cas, le radiologue vous interrogera avant que vous ne passiez l’IRM afin de s’assurer que vous n’êtes pas porteur d'un matériel métallique à l'intérieur de votre corps (pacemaker, prothèses…). Dans certains cas, l'examen peut être formellement contre-indiqué. Si vous êtes enceinte ou pensez l’être (ou si vous allaitez), précisez-le aussi : des modalités spécifiques sont prévues dans cette situation.

L’IRM est-elle utile pour diagnostiquer une SA ?

Oui, car l’IRM est très sensible dans la détection des lésions inflammatoires, elle est donc particulièrement utile dans le diagnostic précoce de la maladie. En effet, au début de la maladie, seules les lésions inflammatoires sont visibles, les lésions qu’on appelle « structurelles » (érosions des bords des articulations, condensation de l’os) et qui peuvent être décelées sur une radiographie n’apparaîtront que plus tard. C’est pour cela qu’en l’absence de lésions évidentes sur les radiographies, le médecin prescrira une IRM du bassin (articulations sacro-iliaques) et du rachis, voire de certaines articulations périphériques si besoin. L’IRM peut aussi s’avérer utile pour écarter certains diagnostics différentiels tels qu’une lésion tumorale, une infection ou une arthrose au niveau d’un disque vertébral.

Quel est l’intérêt de l’IRM au cours du suivi de la SA ?

L’IRM n’a pas d’intérêt dans la pratique au cours du suivi de la maladie. Il est réservé à la phase de diagnostic.

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