Une prise en charge : pour quoi faire ?

La prise en charge de la spondylarthrite ankylosante (SA) a pour objectif de lutter contre la douleur, limiter l’inflammation, contrôler les symptômes et améliorer la qualité de vie à court et long terme. Cette prise en charge peut permettre ainsi de limiter la perte de mobilité et préserver ou restaurer les capacités fonctionnelles, l’autonomie, la vie au quotidien et les liens sociaux des patients. Elle peut aussi contribuer à prévenir certaines complications chez les patients atteints de SA et les périodes de rémission peuvent de ce fait être favorisées.
Au vu de ses caractéristiques, la SA est une maladie qui nécessite une prise en charge globale avec des traitements médicamenteux mais aussi des traitements non médicamenteux. Chaque traitement peut être associé à des objectifs thérapeutiques bien distincts, souvent avec une seule et même finalité : améliorer la qualité de vie des patients.

 

Traitements médicamenteux : quel traitement pour quel objectif ?

Parmi les traitements médicamenteux, on distingue les traitements dits symptomatiques et les traitements de fond.
Les traitements symptomatiques visent à réduire les symptômes et plus spécifiquement la douleur. Si ces traitements n’atténuent pas suffisamment les symptômes, le médecin peut prescrire un traitement de fond. Ce dernier est utilisé pour diminuer les crises douloureuses avec pour objectif de contrôler l’évolution de la maladie. Le choix de ce traitement de fond dépend avant tout de la forme de la maladie.

 

Traitements non medicamenteux : quelle place dans la prise en charge de la SA ?

La SA, comme la plupart des maladies chroniques, peut nécessiter la mise en place de certaines mesures liées aux habitudes de vie. Ces mesures font partie intégrante de la prise en charge de la maladie.
Parmi ces traitements, la rééducation et/ou réadaptation peuvent permettre de conserver ou améliorer la mobilité et de contribuer au renforcement musculaire et par conséquent de prévenir ou réduire « l’enraidissement du patient ». Dans cette démarche, l’activité physique régulière (pratiquée en dehors des poussées) occupe une place de choix pour optimiser la condition physique.

Certaines règles hygiéno-diététiques sont également recommandées, notamment un arrêt du tabac. En effet, la consommation de tabac a une influence négative sur l’évolution de la SA. Par ailleurs, même si aucun aliment n’est connu pour être particulièrement dangereux ou bénéfique pour les patients atteints de SA, il est conseillé d’adopter une alimentation équilibrée et de surveiller son poids (pour éviter un surpoids).

Enfin, en regard de l’impact psychologique que la SA peut avoir sur certains patients, cette prise en charge non médicamenteuse pourra également s’accompagner d’un suivi psychologique afin de mieux vivre avec la maladie.

 

 

Qui prescrit les traitements ?

En fonction des traitements, ils peuvent être prescrits par le médecin traitant et/ou le rhumatologue et ces derniers en assurent conjointement le suivi. Le médecin traitant pourra coordonner l’ensemble des consultations médicales (rhumatologue, autres médecins spécialistes) et des autres soins (kinésithérapeute, podologue, infirmier, etc.).

Comment optimiser votre consultation ?

Où en êtes-vous dans votre vie avec la spondy ?

Les associations de patients

Le dialogue et la communication sont essentiels pour mieux vivre sa maladie. Les associations de patients représentent, pour vous et pour vos proches, un soutien précieux.

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